En France, environ une femme sur cinq accouche par césarienne, et le taux grimpe jusqu’à 50% dans certaines maternités. Des chiffres bruts qui masquent une réalité plus nuancée : qui a subi une césarienne, qui l’a souhaitée ? Car oui, il est possible de demander une césarienne. Sujet épineux, parfois tabou, qui fait froncer les sourcils jusque chez certains médecins. Pour ma part, j’ai décidé d’opter pour une césarienne dite “de convenance”… et voici ce qui m’a menée là.
J’ai déjà traversé la césarienne
Pour mon aînée, la peur de la césarienne me hantait. À l’annonce de l’intervention, imposée en urgence alors que le cœur de mon bébé montrait des signes d’alerte, la panique s’est emparée de moi.
Comment ça, je n’accoucherai pas « comme tout le monde » ? Ce n’est pas « naturel » ? Vais-je souffrir ? Serai-je isolée sur la table d’opération ?
C’est peu dire que j’étais déstabilisée. L’opération s’est pourtant déroulée sans accroc, la douleur post-opératoire a été réelle, mais au final, j’étais soulagée. Ce qui comptait : la santé de mon bébé et la mienne. Pour ma deuxième grossesse, la perspective de l’inconnu m’effrayait moins : la cicatrice était impeccable, j’étais préparée mentalement à cette douleur désormais connue, je savais qu’elle passerait, qu’elle se dompterait. En somme, j’avais déjà franchi la moitié du parcours.
La peur de l’accouchement par voie basse
Trentenaire, jeune maman, j’ai entendu mille histoires autour de moi ! Certaines vivent des accouchements dignes de scénarios hollywoodiens… puis il y a les autres. Les témoignages des « autres » m’ont saturé l’esprit : des récits d’accouchements interminables, de déchirures, d’incontinence à la suite d’une épisiotomie mal gérée… Honnêtement, ça m’angoissait.
J’ai cette conviction : l’accouchement ressemble à qui on est. Beaucoup de mes amies les plus sereines ont vécu de beaux accouchements. Moi, je suis plutôt du genre à tout contrôler, à chercher le moindre symptôme sur internet. Alors, quand on me disait « ne t’inquiète pas, tout ira bien », je voyais déjà défiler les pires épisodes de Grey’s Anatomy. Rien que l’idée qu’un accouchement par voie basse puisse mal tourner pouvait me gâcher tout le moment. Aurais-je tenté, sans cette peur ? Peut-être. Peut-être aurais-je pleuré de joie en découvrant cette fierté d’avoir mené la naissance jusqu’au bout, ce sentiment de force dont parlent tant de femmes. Mais pour moi, l’accouchement, c’est un peu la roulette : ça passe ou ça casse. Choisir la césarienne, c’était maximiser les chances d’éviter la casse.
Mon corps, mes choix
Voici la dimension la plus engagée de mon choix. Lorsque j’ai évoqué ma demande auprès des soignants, médecin traitant, échographiste, gynécologue, j’ai eu droit à de grands yeux, et à des discours moralisateurs sur l’absurdité d’une césarienne « de confort ».
Refuser “le parcours classique”, c’est encore vécu comme une transgression.
On l’entend souvent ! Pourtant, pour tant d’autres décisions, la liberté prime. Si je veux modifier mon apparence, je peux, même si ce n’est pas la norme et que cela comporte des risques. Il n’y a pas si longtemps, accoucher dans la douleur était une règle imposée. Des femmes se sont battues pour imposer la péridurale, aujourd’hui, près de 80% des accouchements en France en bénéficient. Dans certains pays d’Amérique latine, la césarienne est même plus courante que la voie basse. Alors pourquoi, en France, ne pourrais-je pas choisir ce qui me semble juste pour ma propre maternité ? Ici, avec un système médical performant, la césarienne n’a plus rien d’exceptionnel. Elle comporte des risques, anesthésie, infection, mais pas plus absurdes que bien d’autres interventions chirurgicales.
Le jour où mon gynécologue a accepté ma demande sans jugement, ou quand mon étiopathe m’a simplement écoutée, sans chercher à me faire changer d’avis, j’ai senti que mon choix était respecté. J’étais informée, consciente que la récupération serait peut-être plus longue, que certaines sensations me seraient étrangères, que l’opération aurait des conséquences pour le bébé. Mais j’avais pesé tout cela, et j’assumais. C’était la condition pour vivre une grossesse sereine, sans la peur du jour J. Pour la première fois, je me sentais libre de ne pas suivre à la lettre tout le protocole médical qui ne me concernait pas directement, et surtout, d’agir en personne pleinement responsable, en bonne santé, sans que le médecin ne cherche à me freiner, même si, par moments, elle n’a pas pu s’empêcher de rappeler les bases.
Penser à ma vie sexuelle
Ne nous mentons pas, cette question a aussi pesé dans la balance. Après une première césarienne, je n’avais pas envie de cumuler cicatrice abdominale et épisiotomie. Je me suis souvenue qu’après mon premier accouchement, j’avais pu reprendre une vie intime rapidement, ce qui n’aurait pas été le cas avec une déchirure importante. Si le vagin n’est pas lésé, il n’y a pas de douleurs à la miction, pas de rééducation du périnée à rallonge, et le tonus musculaire reste intact, autant d’arguments qui ont orienté mon choix.
Le témoignage d’une amie m’a marqué : en pleurs, enceinte à nouveau, elle venait d’apprendre qu’elle souffrait d’un prolapsus. J’ai alors imaginé, non sans effroi, l’impact physique et psychologique que cela pouvait avoir. Oui, la plupart des femmes accouchent par voie basse sans séquelle, et leur sexualité ne s’en trouve pas bouleversée. Mais face à ce risque, même faible, j’ai préféré la prudence.
photo Crédit : pinterest Se réapproprier son accouchement
J’ai toujours eu du mal avec l’autorité, et le face-à-face avec le corps médical peut vite vous ramener à un état de grande vulnérabilité. Je comprends que les médecins manquent parfois de temps pour dialoguer. Mais j’ai besoin d’être actrice, d’avoir toutes les cartes en main. Lors d’un accouchement par voie basse, il y a des imprévus, des décisions à prendre dans l’urgence, et il faut parfois s’en remettre à l’équipe médicale. Ce lâcher-prise n’est pas naturel pour moi.
En choisissant la césarienne, j’ai bénéficié d’un suivi personnalisé, j’ai pu exposer mes craintes, poser mes questions, exprimer mes besoins. L’équipe qui m’a suivie était la même que celle qui serait présente le jour J, ce qui m’a rassurée. L’anesthésiste et l’obstétricien savaient à quoi s’attendre. J’ai insisté sur la gestion de la douleur post-opératoire, pour éviter les écueils connus lors de ma première césarienne.
Tout était cadré : la présence de mon conjoint, le type d’anesthésie, la durée des différentes étapes, le parcours du bébé pour les premiers examens, la possibilité d’un peau-à-peau en salle de réveil, le protocole de retour en chambre, le timing du premier lever… Chaque détail a été discuté, ajusté entre le possible et mes attentes. Pour une fois, je ne subissais pas : j’étais partie prenante, même en choisissant d’être physiquement passive. J’ai eu l’accouchement dont je rêvais, et même mieux.
L’organisation, un atout
Je dois préciser que mon gynécologue a accepté la césarienne car j’en avais déjà vécu une. Je ne sais pas combien de professionnels en France le proposent d’emblée. Au-delà de mes préoccupations intimes, l’organisation a pesé lourd dans la balance, et cela s’est révélé un vrai soulagement ! Finie la peur d’une fuite de liquide amniotique à l’aube, sans solution de garde en urgence. J’ai pu préparer ma fille, lui expliquer mon absence, planifier l’intendance, les sorties d’école. La veille du jour fixé, tout était prêt : maison rangée, congélateur garni. Je suis même allée chez le coiffeur, posé des extensions de cils pour être au top sur les photos. La veille, nous avons partagé un dîner en amoureux, comme une dernière parenthèse. Installés au restaurant, j’ai raconté aux autres clients que j’accoucherais à 7h le lendemain, leur étonnement m’a amusée. Une femme enceinte, apaisée, savourant sa soirée la veille de son accouchement, ce n’est pas courant.
Crédit photo : Mama Komet Ma place « People »
Pourquoi tant de célébrités ont-elles accès à la césarienne planifiée, alors que ce choix est souvent refusé aux anonymes ? Les actrices, chanteuses et autres personnalités n’hésitent pas à évoquer la commodité du planning, entre deux tournages. Je ne vis pas à Los Angeles, mais moi aussi, j’ai une vie exigeante à organiser. Cette inégalité sociale (et financière) saute aux yeux : les “grands” ont droit à toutes les options, les autres doivent suivre le protocole. J’ai voulu, moi aussi, bénéficier de cette latitude. Mes amies se moquent gentiment de mon côté “chochotte”, me taquinent sur ma ressemblance avec Rachida Dati et ses talons hauts à la maternité… mais au fond, elles comprennent aussi ce désir de liberté.
Le but ici n’est pas de vanter la césarienne comme voie royale, ce serait absurde et dangereux. Ce choix doit être mûrement réfléchi. Je partage simplement mes propres raisons, pour que celles et ceux qui s’interrogent sachent qu’ils ne sont pas seuls. Ce qui compte, c’est l’information, la transparence, et l’absence de jugement lors des suivis médicaux. Plus la parole se libérera autour des césariennes, qu’elles soient choisies ou subies, plus les tabous céderont et la culpabilité s’effacera.
La prochaine fois, je raconterai le déroulé de cette fameuse césarienne choisie.
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